Un petit après-midi câlin ft Teona

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Teo O'Hara
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In Town Since : 04/07/2018
Writings : 82
Real Face : Twixie (Sarah)
Faceclaim : Harvey Newton Hayden (Sweet Disaster)
Alter Ego : Nop pas encore
Birthday : 28 ans, le 1 mai 1990
Heart : Je sais pas trop, entre deux femmes, on dit bicouple?
Job or Studies : Infirmier dans le service de pédiatrie, je reviens d'un an au front en tant qu'infirmier militaire
Neighborhood : Je vis à Lurhs Harbor avec Joana ma fiancée et l'amour de ma vie (enfin quand j'arrêterais de jouer au con)
Last Purchases : Euh des clopes...




Un petit après-midi câlin ft Teona
5th Juillet 2018, 21:08
            

Un petit après-midi câlin
EXORDIUM.
Il faisait sombre. Très sombre. La nuit était déjà tombée depuis longtemps. Ils étaient tous planqués derrière un rocher. Dix soldats et un infirmier. C’était la dernière étape avant la liberté. Ils devaient terminer leur dernière mission avant de rentrer chez eux. Pour certain, cette mission serait la dernière pour d’autres, ce n’était qu’un repos avant le retour en enfer. « Ok, on fait comme d’habitude. O’Hara, je sais que tu maîtrises bien ton arme maintenant, mais tu viens avec moi. Je te laisse pas tout seul alors que ta blondasse t’attend dans une semaine sur le tarmac. » dit-il en lui donnant une tape dans le dos. C’était un jeu. Il était l’infirmier, le bleu. Celui qui n’était pas là, depuis longtemps. Celui qui faisait qu’une mission. Et pourtant, il avait beau le charrier. Lui faire des blagues. Tout le monde le respecter. Il avait appris à tenir une larme. Il avait sauvé et soigné la peau de chacun des soldats. « Oui chef. » Sa voix était sèche. Il fallait dire que dans le désert, la température était pire qu’en enfer. Plusieurs lui tapèrent sur le dos, et ils se mirent en position pour entrer dans le village. D’après, leurs informations, les terroristes n’avaient pas encore pris possession de cette petite ville. Pourtant, ils eurent à peine fait un pas, qu’une explosion résonna sur leur droite. Puis se fut, les coups de feu. Puis le sang. Le jeune infirmier se mit à tirer à l’aveugle. Il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Il avança puis soudain, il tomba sur un corps. Celui de Jeff. Ce gars qui était devenu son frère. Celui qui était devenu son meilleur ami. Il avait du sang par tout. Ses yeux étaient ouverts et il fixait le vide…

« Noooooooooooooooooon » hurla le jeune Teo. Il était tout transpirant. Il n’était plus là-bas. Il ne faisait plus noir. Le jour était bien levé. Il avait travaillé de nuit, alors l’après-midi devait déjà être avancé. Il regarda autour de lui. Il était seul dans sa chambre. Joana devait être levée depuis longtemps, sans doute en train de dessiner dans la maison. Il aurait dû la rejoindre. Pourtant, la première chose qu’il eut envie de faire c’est d’appeler une autre femme. Il voulait oublier ce cauchemar. L’espace d’une minute. L’espace d’une heure. Pourtant, il se retint. Il n’était qu’un pauvre con. Il avait une sublime fiancée. Intelligente. Belle. Parfaite. Et pourtant, il la trompait. Il allait voir une autre femme, pour oublier. Il aurait pu parler à Joana. Lui dire qu’il l’aimait, qu’il était désolé. Il aurait pu lui dire à quel point, il allait mal. Mais comment, lui dire qu’il avait vu son meilleur ami se vider de son corps ? Comment lui dire qu’il avait été obligé de tuer un gosse de dix ans qui portait une arme ? Parce que c’était lui ou le gosse. Il repoussa les draps et se leva. Il portait qu’un boxer mais il se décida à aller trouver sa femme dans leur nouvelle maison. Il n’eut pas longtemps à la chercher. Elle était dans la véranda. Regardant l’horizon. Il ne la méritait pas. Il aurait dû lui dire la vérité, mais c’était trop dur. Il avait honte. Doucement, il vint se glisser derrière elle. Passant ses bras autour de sa taille pour l’attirer contre lui. « Bonjour, mon cœur. Tu ne devrais pas te reposer ? » dit-il en caressant son tout petit ventre. Ce petit bébé.
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Joana Bensons
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jax: l’électricité.
harriet: la fille de la laverie.
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Re: Un petit après-midi câlin ft Teona
5th Juillet 2018, 21:54
            

    Assise en tailleur sur le canapé de la véranda, une tasse de thé entre ses mains pâles, elle regarde au dehors Joana. Au dehors avec la mer à perte de vue qui vient dessiner un drôle de décor qui semble ne pas vouloir s'arrêter. Elle s'y perd, un instant. La journée passée à dessiner sans réussir à rassembler ses idées, elle respire, lentement. Parfois, ça lui noue le ventre à Jo, ce sentiment d'incertitude, ce vide au creux de ventre pourtant tellement rempli. Elle effleure du bout des doigts les formes qui se dessinent, à peine. Les matins ne sont qu'une longues poursuites d'heures interminables où son corps n'a de cesse de lui rappeler l'énergie qu'il lui doit. Elle ne dessine plus Joana, plus vraiment. Elle dessine des visages qu'elle efface nerveusement. Elle tourne en rond, enfermée dans cette maison qi avait pourtant tout pour accueillir leur bonheur à trois. Assise dans la véranda, elle observe l'océan, si lointain, presque inaccessible. Dans la chambre, à l'étage, elle l'entend, le cri. Elle l'entend crier parfois Teo. Au début, les premières fois, elle y faisait attention. Mais comme pour le reste, elle a finit par ne plus relever ces instants qui peu à peu l'éloigne de cet amoureux auprès de qui elle pensais ne jamais avoir à fermer les yeux. Il s'éloigne, et Joana, d'une certaine manière, elle le laisse filer. Délicatement, elle porte à ses lèvres la tasse de thé encore chaud. Ça lui brûle presque la gorge. Derrière elle, elle l'entend qui s'approche. Ça lui brûlerait presque la peau. Parfois, elle s'imagine qu'il descende et lui murmure les vérités qui le rendent si distant. La guerre, elle s'en doute. La guerre était une idée qui, ils le savaient, finirait par les éloigner. Teo est devenu cette forme de traumatisme qui ère dans la maison en faisant comme si de rien n'était. Elle a essayé, au départ, d'approcher le fantôme de celui qu'elle aimait tendrement. Mais Joana s'est fatiguée, à son tour. Alors quand il glisse ses mains autour d'elle, elle ferme les yeux. Il la touche peu, tellement peu. « Bonjour, mon cœur. Tu ne devrais pas te reposer ? » Sa tasse Jo, elle la dépose sur la table à côté d'elle alors que sa main vient délicatement saisir la main de Teo pour la glisser loin de son ventre. Elle ne veut pas, pas comme ça. Alors Joana se lève, croise les bras et s'approche de l'immense baie vitrée de la véranda. Elle voudrait se retourner et lui confier combien la situation l'épuise, combien elle déteste la distance qu'il a imposé entre eux, et combien elle déteste ne plus supporter qu'il la touche. Parce qu'il lui ment. Parce qu'il la tient tellement loin quand la situation l'arrange. Parce qu'elle a parfois le sentiment de ne plus être grand chose. Alors elle reste immobile face à la fenêtre, se tient bien de ne pas répondre à sa question. « Encore un cauchemar ? » qu'elle demande. Finalement elle se retourne, croise son regard un instant. C'est drôle, l'enveloppe de Teo n'a pas changé. C'est tout le reste qui paraît abîmé. « Tu retourne bientôt travailler ? »
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Teo O'Hara
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Re: Un petit après-midi câlin ft Teona
6th Juillet 2018, 23:31
            

Un petit après-midi câlin
EXORDIUM.
Ce contact était hypocrite. Il le savait. Mais il en avait besoin. Il avait beau être le pire des enfoirés, un mec horrible, il aimait Joana. Lorsqu’il l’avait vu pour la première fois, c’était comme un coup de foudre. Elle était si belle. Il ne connaissait même pas son nom et pourtant, elle avait fait chavirer son cœur. Il se souvenait encore de leur premier baiser. Ce n’était rien de romantique. Derrière les gradins du stade de foot. Ils se tournaient autour depuis quelques semaines. Même groupe d’ami. Toujours à se chercher. Il l’avait emmené là pour lui proposer (enfin) de sortir avec lui. Elle avait dit, oui si vite. Comme si elle n’attendait que ça, qu’il lui demande. Ils auraient dû attendre le premier rendez-vous pour s’embrasser. Mais, c’était comme une évidence. Ils avaient besoin du corps l’un de l’autre. Bien sûr comme tous les couples, ils avaient des disputes. Et puis, sous ses airs d’ange, Joana était une vraie tigresse. Elle voulait quelque chose, elle l’obtenait. C’était toujours comme ça. Et ça le serait sans doute toujours. Et puis, il était parti. Il en avait besoin. Il avait choisi un métier, où il pouvait aider son prochain, mais ce n’était jamais assez. Il avait besoin de plus. De servir son pays à sa façon. S’il n’y avait pas eu cette dernière nuit. S’il n’avait pas vu son meilleur ami mourir sous ses yeux. Ses mains baignant dans ses intestins pour essayer d’arrêter l’hémorragie. S’il n’avait pas été obligé de tuer un gosse de dix ans. Si… Avec des si, il referait le monde. Il s’en voulait. Il savait que c’était horrible de retrouver une autre femme. Pourtant, il avait besoin de ce contact physique. De ce moment, où il n’y avait plus de souvenirs, plus de sang, plus de culpabilité. Il aurait dû quitter Joana. Il aurait dû être honnête avec elle. Mais, il l’aimait. Et ce bébé aussi. S’il lui arrivait quelque chose, il se laisserait mourir. Il ne voulait pas vivre dans un monde où elle n’existait pas. C’était très contradictoire. Il l’aimait. Il souffrait. Il culpabilisait. Il ne voulait pas qu’elle soit blessée en apprenant qu’il avait tué un gosse. Alors, lorsqu’elle se leva et qu’elle se posa à l’autre extrémité de la pièce, il ne dit rien. C’était lui qui s’était éloigné. C’était lui qui avait merdé de A à Z. Tout est de sa faute. Il sait qu’il la perd. Qu’il la perdra lorsqu’elle apprendra la vérité. Il est égoïste et cela ne lui ressemble pas, mais en même temps, qui est-il ? « Ce n'est pas grand-chose. Tu sais toujours les conditions dures, les bruits de balles, mais c’est de mieux en mieux. » Il lui ment. C’est de pire en pire. Ils sont de plus en plus réels. Ils le hantent de plus en plus. Mais, il ne veut pas la voir souffrir. Plutôt se tuer. Peut-être que c’est ce qu’il aurait dû être mort. Avec Jeff. A la place de Jeff. « Non, je vais avoir quatre jours. Je repasse de jour. » Sa voix est lointaine. Il a parfois l’impression de parler à une étrangère. Il faut qu’il fasse quelque chose. Il ne pas la perdre. Ni elle. Ni le bébé. Alors, il lui ouvre son coeur. Pour la première fois depuis six mois. « Mon amour… je... » Pourquoi, c’est toujours aussi compliqué ? « Et si on partait ? Pendant trois jours. On prend la voiture, on s’arrête dans un motel. Juste toi et moi. Et rien d’autre que les draps entre nous ? »
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Joana Bensons
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Re: Un petit après-midi câlin ft Teona
7th Juillet 2018, 16:53
            

    Elle l'observe Joana, de loin. Elle observe cet homme qu'elle a vu changer avec les années. Il n'est plus l’adolescent qu'elle aimait embrasser derrière les gradins du lycée. Il n'est plus ce jeune infirmier qui se voyait partir à l'autre bout du monde pour donner un peu plus au service des autres. Il n'est plus celui qu'elle avait accepté d'épouser. Il est différent, tellement. Il est cette lueur absente dans le regard, et cette manière de lui raconter des histoires avec la facilité d'un enfant. « Ce n'est pas grand-chose. Tu sais toujours les conditions dures, les bruits de balles, mais c’est de mieux en mieux. » Teo est un conteur de merveille, un funambule qui manie le mensonge avec une étonnante dextérité, comme s'il était sûr qu'elle n'y verrais jamais rien. Pourtant elle voit, ses regards. Elle les entends, ses intonations. Et surtout, elle le voit s'agiter de leur lit, animer par un monstre bien plus grand que celui qu'il veut bien lui décrire. Quelque chose le consume, quelque chose le brise chaque jour un peu plus. « Bien sur oui, le bruit des balles, tout ça... » Peut être qu'elle devrait Joana, arrêter de jouer ce drôle de jeu auquel il se perde tous les deux. Lui dire une fois, juste une fois, qu'elle ne supporte plus de l'entendre raconter des histoires. Qu'elle voudrait parfois qu'il disparaisse pour ne plus avoir à l'affronter. Qu'elle fatigue, à devoir se demander si finalement leurs choix respectifs ne les mènent pas dans un immense mur. Ils ont changé. Teo a changé. Joana aussi. Elle n'est plus cette enfant pleine d'insouciance qui aimait l’entraîner dans ses courses folles. Joana reste là, immobile à l'observer, incapable de lui demander de sortir. « Non, je vais avoir quatre jours. Je repasse de jour. » Teo et son travail. Elle l'aimait pour ça Joana, pour cette vocation qui n'appartenait qu'a lui, pour cette passion dévorante qui l'animait. Parfois, elle se surprend encore à chercher dans son regard quand il rentre cette étincelle qui n'appartient qu'a lui. La guerre était une sorte de formalité. Il devait y aller, elle n'aurait jamais pu l'empêcher de partir. Et aujourd'hui, elle ne ferait pas machine arrière même en sachant les dégâts qui leur en coûtait à présent. Il devait partir pour ne pas regretter. « C'est bien quatre jour » qu'elle dit en posant la main sur son ventre, décidant finalement de revenir s'installer sur le canapé de la véranda. Elle s'assoie en tailleur et attrape un coussin que ses bras viennent serrer toute contre son ventre. Et puis il parle, il dit alors qu'elle n'arrive pas à garder son regard posé sur lui. « Mon amour… je... » Son amour sonne faux, étonnant faux. Comme si sa voix s'appliquait à ne pas dire tous les secrets cachés derrière. « Et si on partait ? Pendant trois jours. On prend la voiture, on s’arrête dans un motel. Juste toi et moi. Et rien d’autre que les draps entre nous ? » En tailleur sur le canapé, Joana l'observe, un instant. Elle le souhaite, sincèrement, partir et se donner une nouvelle chance de ne pas voir empirer la situation. Elle aurait apprécié autrefois, qu'il la surprenne de la sorte. Mais allez savoir pourquoi, c'est son corps tout entier qui se tend. « On pourrait oui... » qu'elle murmure. Ils pourraient, prendre leurs affaires et s'enfuir. Joana n'a jamais eu un travail lui demandant l'assiduité constante d'un lieu. Elle pourrait disparaître. Mais c'est elle qui ne veut pas, elle tout entière qui se lève, et disparaît pour aller s'enfermer quelques instant dans la cuisine. Elle en revient avec une bouteille de vin blanc et deux verres qu'elle posent sur la table basse. Elle avait aimé cette véranda pour tout ça, pour cette vue à vous en couper le souffler dans laquelle elle s'imaginait boire et rire avec lui ou des amis. Elle sait, qu'elle ne devrait pas, que le médecin se tairait bien de saluer son instant maternel remarquable. Mais Joana remplit les verres, et en tend finalement un du bout des doigts à Teo avant de s'emparer du sien et s'installer à nouveau sur le canapé. Drôle d'oiseau maladroit sur son perchoir de fortune. Finalement, après ce long silence et son manège interminable, elle pose son regard sur lui. Elle était belle Joana, quand elle souriait. Mais Joana ne sourit pas. Ses doigts serrés contre son verre, elle s’efforce de ne pas sombrer. « On va pas partir Teo, ce serait se mentir. On va faire quoi pendant trois jours, comme si de rien n'était ? Je peux pas Teo. Je peux pas me forcer alors qu'a chaque fois que je te regarde j'ai l'impression de disparaître un peu plus. J'ai pas envie. » Alors elle détourne le regard, enfant sauvage qui porte à ses lèvres le vin frais. Ça lui parcourt la gorge. « Tout comme j'ai pas envie que tu me mentes pour tes cauchemars Teo. Je sais pas ce que tu me cache d'autre, mais regarde toi, je suis une étrangère dans ta maison. Je peux pas faire semblant. »
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Teo O'Hara
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Re: Un petit après-midi câlin ft Teona
9th Juillet 2018, 10:43
            

Un petit après-midi câlin
EXORDIUM.
Il a proposé ça sur un coup de tête. Sans réfléchir. Il la voit s’éloigner de lui, encore et encore, et il n’arrive pas à le supporter. C’est lui qui a mis des barrières. C’est lui qui veut la protéger mais qui ne fait que mettre des distances entre eux. C’est lui qui a merdé et merde encore. Il ne peut lui en vouloir d’être lassée, d’être triste et déçue. Il sait que c’est une mauvaise idée de proposer un week end en amoureux. Il y a trop de non-dit, de secrets entre eux. Un moment loin de tout ça et ensuite, une bombe qui explose avec le retour à la réalité. Pourtant, il aimerait retrouver cette fille qu’il a demandé en mariage il y a plus d’un an, avant l’armée. Il aimerait retrouver cette fille qui aimait se glisser dans ses bras, en regardant la mer. Il aimerait retrouver cette fille dont le contact ne la rebuter pas. Il aimerait de nouveau être lui. Mais comment ? Il avait vu son meilleur ami mourir sous ses yeux. Il avait tué un gosse de dix ans, car c’était le môme ou lui. Il avait été obligé de découper le bras de son chef pour le garder en vie, mais les secours n’étaient pas arrivées à temps pour le sauver. Non. Il ne pourrait jamais redevenir ce gars pleins de rêves, qui voulait sauver la terre, qui voulait laisser son emprunte sur la terre. Souvent, il se demandait s’il ne devait pas laisser s’en aller Joana. Mais, il était égoïste. Il aimait cette fille. Si elle mourrait, si elle le quittait, il n’arriverait jamais à se relever. Et pourtant, dans quelques heures, quelques jours, il serait de nouveau dans les bras d’une autre. Pour oublier. Pour redevenir ce gars insouciant. Lorsqu’elle lui parle, il est souvent distant. Il l’entend. Il l’écoute. Mais c’était comme si c’était une autre personne. Il entend son ton sarcastique. Elle n’est pas dupe. Elle sait. Mais, il ne dit rien. Il la laisse sans aller vers la cuisine. Il la laisse s’éloigner de lui. Car, il ne sait plus comment faire. Il a besoin d’aide. Cela serait tellement plus simple de demander de l’aide. De lui dire la vérité. Mais, s’il n’a rien dit c’est qu’il voulait la protéger. C’était ça son rôle. La protéger. Être l’homme de la situation, l’homme fort. Et pourtant, au lieu de la protéger, il ne fait que la faire souffrir depuis six mois. Lorsqu’elle revient avec deux verres et une bouteille de blanc, il est à la fois heureux et horrifié. Elle n’est pas partie. Elle ne sait pas enfui. Mais pourtant, elle est tellement mal qu’elle est prête à boire, même enceinte. Il n’est qu’un enfoiré. Qu’un égoïste. Lorsqu’elle ouvre la bouche de nouveau, il l’écoute. Ses mots sont comme des lames tranchantes. Il est déjà blessé mais ses paroles le mettent à taire. Tue ce qu’il reste de vivant en lui. Il la regarde et pour la première fois, les larmes coulent de ses yeux. Il n’avait pas pleuré lorsque Jeff est mort dans ses bras. Il n’avait pas pleuré après avoir tué ce gosse. Il n’avait pas pleuré lorsqu’il avait découpé le bras de son chef. Il n’avait même pas pleuré lorsqu’il s’était rendu seul à l’enterrement de Jeff. Mais là, c’était trop. Perdre Joana était encore pire que l’enfer. Il laissa les larmes couler, et il s’avance vers l’énorme baie vitré. La vue est parfaite. La mer à perte de vue. La plage avec son sable blanc. Il pose ses mains sur la vitre, puis son front. Il avait tout avant de partir, et pourtant, il est parti. Par ego. Par égoïsme. « Je voulais juste te protéger. » Les mots sortent enfin. Après six mois, ils s’échappent de sa bouche. « Tu te souviens lorsque je t’ai demandé de m’épouser avant de partir ? Et bien, j’ai eu tort. Je n’aurais jamais dû être égoïste et te demander de m’attendre. De rester attacher à moi. » Il faisait une chaleur dehors. La vitre était brûlante et pourtant, il se recula pas. Il avait vécu plus dur. La douleur qu’il ressentait dans un coeur était plus important qu’une petite brûlure. « J’aimerais te dire la vérité mais j’ai peur. Peur que tu vois enfin le monstre que je suis et que tu t’en ailles. Que tu m’abandonnes... » Soudain, ses jambes ne le portent plus. Il s’effondre sur le sol, les larmes coulants encore et encore. Il ramène ses jambes sous son menton et enfonce sa tête dans ses bras. « Parce que je suis un monstre. » hurle-t-il à travers la pièce. Laissant enfin la haine qu’il s’inspire sortir.
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Joana Bensons
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Re: Un petit après-midi câlin ft Teona
9th Juillet 2018, 23:45
            

    « Je voulais juste te protéger. » Entre ses doigts à Joana, le verre de vin qui s'obstine à rester de marbre entre eux, s'appliquant à ne pas prendre partie. Les mots tombent, sentence absurde mais nécessaire. Il voulait la protéger, comme il a toujours voulu le faire, persuadé peut être que Joana du haut de son corps minuscule n'était pas vraiment en mesure de recevoir les difficultés. « Tu te souviens lorsque je t’ai demandé de m’épouser avant de partir ? Et bien, j’ai eu tort. Je n’aurais jamais dû être égoïste et te demander de m’attendre. De rester attacher à moi. » Sur la table basse, elle dépose le verre de vin, le regard posé sur lui, bien incapable de savoir jusqu'où il ira. « Arrête » qu'elle murmure, par crainte de le laisser déverser un peu plus ce drôle de poison qui vient sinueusement s’immiscer entre eux. Elle l'entends, dire, encore, qu'il avait tord. Avouer des regrets ? Pourtant, elle l'avait aimé sans se poser de questions, le jour où il lui avait demandé de devenir sa femme. C'était une évidence que le temps ou même la guerre ne pouvait altéré. Elle n'en avait jamais douté. Parce qu'elle avait aimé ce qu'il était, ce qu'elle aimait chez lui comme ce qu'elle détestait. Elle s'était attaché à ses défauts presque autant qu'au reste, elle avait appris à les amadouer. Alors l'épouser était une évidence. Une drôle d'évidence que le temps vient abîmer, fragiliser. Parce qu'il est détruit Teo. Quelque part, il y a cette chose qui l’abîme et l’entraîne vers une pièce si sombre qu'il n'y voit plus rien. Quelque part, y a cette drôle de chose dans sa poitrine à elle qui lui fait dire qu'elle aimerait s'éloigner, souffler, respirer pour de bon plutôt que dans l'apnée douloureux de ce futur mari traumatisé. Mais Joana ne dit rien, parce que dans le fond, elle voudrait pouvoir l'aider sans vraiment savoir comment. « J’aimerais te dire la vérité mais j’ai peur. Peur que tu vois enfin le monstre que je suis et que tu t’en ailles. Que tu m’abandonnes... » Et il s’effondre. Teo a genoux au milieu de la vérandas, comme un enfant fragile et sur le point de se briser. Elle a jamais vraiment su faire Joana, réconforter les gens, être cette amie sur l'épaule de qui on pleur. Elle est différente, plus sauvage, moins délicate. Et pourtant elle est là. Toujours. « Parce que je suis un monstre. » Elle se lève du canapé et s'approche de lui, sans oser le toucher de peur qu'il ne se brise. Il n'a rien d'un monstre, rien de ce qu'il laisse supposer. Pourtant dans sa tête à Joana, y a des tas de films qui se dessinent. Des gens qui tombent, des balles perdues, des femmes à l'autre bout du monde, des hurlements. C'est fou comme les histoires s'inventent vite. Il est un monstre, et un instant, elle reste immobile avant de venir s'agenouiller à côté de lui. Et si c'était vrai ? Du bout des doigts, elle vient effleurer son dos, puis finalement ses épaules avant de l'amener contre elle, de venir blottir son corps contre le sien. Elle se tait bien de parler. Les yeux fermer, elle parcourt sa peau, lentement, cherchant à rendre moins fragile chez cet enfant perdu. Elle le garde contre elle pour ne pas qu'il disparaisse. Lui, le monstre. Finalement, après quelques minutes, à peine, elle se redresse, assise face à lui sur le sol de la vérandas, et vient glisser ses mains froides autour de son visage pour qu'il la regarde. « Tu peux pas avoir peur Teo » qu'elle finit par dire. « Tu peux pas avoir peur parce que si t'es incapable de me faire confiance aujourd'hui Teo, alors effectivement, tu peux regretté de m'avoir demandé en mariage. Je me fout que tu sois un monstre, je me fout de ce qui s'est passé là-bas. Mais tu peux pas me demander de te regarder sans rien faire. Tu peux pas avoir peur de me perdre, parce que c'est sur le point d'arriver seulement parce que t'es pas capable de me dire des choses qui font mal. » Ses doigts à Joana, ils viennent doucement glisser le long du visage de ce fiancé qu'elle ne reconnaît plus. Elle devrait sûrement agir différemment, sauf qu'elle n'est pas comme toutes ses femmes doucement maternantes et enveloppantes. Joana son père il lui répétait de se battre et d'aller de l'avant. Alors elle avance, et elle pose son regard dans celui de Teo. Elle se sent minuscule, incroyablement insignifiante Joana, sous le poids de mots bien trop lourd de sens. « Tu pensais quoi Teo, que j'allais être ta femme seulement pour te faire des gosses et partager les bons moments ? Mais je veux pas de cette vie là, je détesterais cette vie là. J'ai pas besoin que tu me protège de toi Teo, je veux que tu me parles... »
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